Compte-Rendu

Le samedi 24 janvier 2026, le Conseil Tunisien des Relations Internationales (CTRI) a organisé sa première Table Ronde pour l’année 2026 ayant pour thème la dernière édition de la Stratégie de Sécurité Nationale des États-Unis (National Security Strategy – NSS), présenté par l’ambassadeur Moncef Baati. Dans une première partie, Moncef Baati a présenté la méthodologie, le contenu et les principaux enjeux de cette nouvelle stratégie marquant le fait qu’elle représente une rupture en termes d’orientation et de choix fondamentaux par rapport aux précédentes versions de NSS. De prime abord, la NSS de 2025 pose un cadre doctrinal officiel de la politique extérieure américaine et de l’ensemble de ses leviers : économiques, diplomatiques, culturelles, militaires, etc. L’ensemble du document est placé sous l’optique du slogan trumpiste « America First ». Et de surcroit, elle replace la souveraineté américaine et sa sécurité intérieure au centre de la politique extérieure. Elle s’inscrit aussi dans un retour assumé aux fondamentaux de la géopolitique américaine, avec la réaffirmation d’une priorité hémisphérique présentée comme un « corollaire Trump » à la doctrine Monroe. Selon les propres termes du document, l’objectif général de cette stratégie est de « protéger le pays, son peuple, son territoire, son économie et son mode de vie contre les attaques militaires et les influences étrangères hostiles,… ». Le même document affirme que la stratégie économique doit être intégrée à la sécurité nationale via la relance industrielle et technologique. La NSS de 2025 affirme que les États-Unis doivent prioriser leurs intérêts directs plutôt que de gérer l’ordre mondial élargi ou promouvoir des changements sociaux ou démocratiques à l’étranger A titre illustratif, ces intérêts sont :  la protection des frontières,  la sécurité des citoyens,  l’intégrité territoriale  rejet de l’immigration irrégulière  la force économique et la relance industrielle :  autonomie énergétique  leadership technologique L’ambassadeur Baati a démontré comment la NSS 2025 a induit une reconfiguration géopolitique majeure en argumentant qu’elle est de nature fondamentalement plus transactionnelle et souverainiste et moins multilatéraliste et surtout qu’elle annonce clairement le principe de « paix par la puissance ». Par ailleurs, tout en mettant l’accent sur la compétition stratégique avec la Chine, la nouvelle stratégie donne la priorité à l’Hémisphère occidental et élève explicitement l’Amérique latine et les États-Unis comme zone stratégique prioritaire et par conséquent elle relègue l'Europe dans la hiérarchie stratégique américaine à un statut amoindri, celui d’un acteur continental qui doit se saisir politiquement et civilisationnellement et se prendre en charge militairement. En outre, la NSS 2025 révèle un basculement vers une approche utilitariste et concurrentielle, centrée sur la captation des ressources et la neutralisation de l’influence chinoise. Dans une deuxième partie, les membres présents ont discuté de la pertinence de cette stratégie et de sa capacité à articuler les dimensions idéologiques et stratégiques du président Trump dans une même vision. Ils ont mis en exergue les conséquences de cette stratégie américaine sur les relations avec l’Europe d’une part et la Russie d’autre part. Ils ont souligné l’insuffisance du paragraphe, considéré assez succin, concernant le continent africain, chose qui témoigne de la place mineure qu’occupe ce continent dans la stratégie américaine. Une part importante de la discussion a été consacrée à la posture tunisienne et aux conséquences de cette stratégie sur le positionnement stratégique de la Tunisie dans le futur. A la fin tous les membres ont remercié et félicité l’ambassadeur Baati pour la qualité et la pertinence de sa présentation.

Le samedi 24 janvier 2026, le Conseil Tunisien des Relations Internationales (CTRI) a organisé sa première Table Ronde pour l’année 2026 ayant pour thème la dernière édition de la Stratégie de Sécurité Nationale des États-Unis (National Security Strategy – NSS), présenté par l’ambassadeur Moncef Baati.

Dans une première partie, Moncef Baati a présenté la méthodologie, le contenu et les principaux enjeux de cette nouvelle stratégie marquant le fait qu’elle représente une rupture en termes d’orientation et de choix fondamentaux par rapport aux précédentes versions de NSS. De prime abord, la NSS de 2025 pose un cadre doctrinal officiel de la politique extérieure américaine et de l’ensemble de ses leviers : économiques, diplomatiques, culturelles, militaires, etc. L’ensemble du document est placé sous l’optique du slogan trumpiste « America First ». Et de surcroit, elle replace la souveraineté américaine et sa sécurité intérieure au centre de la politique extérieure. Elle s’inscrit aussi dans un retour assumé aux fondamentaux de la géopolitique américaine, avec la réaffirmation d’une priorité hémisphérique présentée comme un « corollaire Trump » à la doctrine Monroe.

Selon les propres termes du document, l’objectif général de cette stratégie est de « protéger le pays, son peuple, son territoire, son économie et son mode de vie contre les attaques militaires et les influences étrangères hostiles,… ». Le même document affirme que la stratégie économique doit être intégrée à la sécurité nationale via la relance industrielle et technologique. La NSS de 2025 affirme que les États-Unis doivent prioriser leurs intérêts directs plutôt que de gérer l’ordre mondial élargi ou promouvoir des changements sociaux ou démocratiques à l’étranger

A titre illustratif, ces intérêts sont :

  • la protection des frontières,
  • la sécurité des citoyens,
  • l’intégrité territoriale
  • rejet de l’immigration irrégulière
  • la force économique et la relance industrielle :
  • autonomie énergétique
  • leadership technologique

L’ambassadeur Baati a démontré comment la NSS 2025 a induit une reconfiguration géopolitique majeure en argumentant qu’elle est de nature fondamentalement plus transactionnelle et souverainiste et moins multilatéraliste et surtout qu’elle annonce clairement le principe de « paix par la puissance ». Par ailleurs, tout en mettant l’accent sur la compétition stratégique avec la Chine, la nouvelle stratégie donne la priorité à l’Hémisphère occidental et élève explicitement l’Amérique latine et les États-Unis comme zone stratégique prioritaire et par conséquent elle relègue l’Europe dans la hiérarchie stratégique américaine à un statut amoindri, celui d’un acteur continental qui doit se saisir politiquement et civilisationnellement et  se prendre en charge  militairement. 

En outre, la NSS 2025 révèle un basculement vers une approche utilitariste et concurrentielle, centrée sur la captation des ressources et la neutralisation de l’influence chinoise.

Dans une deuxième partie, les membres présents ont discuté de la pertinence de cette stratégie et de sa capacité à articuler les dimensions idéologiques et stratégiques du président Trump dans une même vision. Ils ont mis en exergue les conséquences de cette stratégie américaine sur les relations avec l’Europe d’une part et la Russie d’autre part. Ils ont souligné l’insuffisance du paragraphe, considéré assez succin, concernant le continent africain, chose qui témoigne de la place mineure qu’occupe ce continent dans la stratégie américaine. Une part importante de la discussion a été consacrée à la posture tunisienne et aux conséquences de cette stratégie sur le positionnement stratégique de la Tunisie dans le futur. A la fin tous les membres ont remercié et félicité l’ambassadeur Baati pour la qualité et la pertinence de sa présentation.    

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